François-Auguste Mignet
Collège international
Aix-en-Provence
 

Le plus horrible de tous les costumes

vendredi 25 avril 2008, par la rédaction

une histoire originale
  
Marie était une collégienne de 14 ans. Elle adorait l’école, sauf pendant le mois d’octobre. Car Halloween était pour elle une journée qui gâchait tout un mois. Comme elle avait peur, tous ses amis la harcelaient de mauvaises blagues, d’histoires d’horreur...Marie était pleine de phobies idiotes qu’elle n’avait jamais réussi à surmonter. Toutes les années, elle était le souffre-douleur de ses camarades pendant tout un mois. Revenons à l’histoire :

C’était en octobre 1999. Cette année-là, ses amis avaient décidé de changer l’emploi du temps de la soirée Halloween. Ils iraient récolter des bonbons, puis feraient peur les uns aux autres dans une très grande maison abandonnée. Cette maison était sinistre, les tuiles étaient toutes abîmées, des pierres tombaient du toit comme si on les poussait, et surtout, tout le monde croyait fermement qu’elle était hantée. Cependant Marie voulait, elle-aussi, faire peur à ses amis cette année. Elle décida donc d’aller s’acheter le plus horrible des déguisements au magasin « Farces et Attrapes » de la ville. En fait, Marie avait toujours redouté d’approcher ce magasin, mais elle prit son courage à deux mains et y entra. A l’intérieur, c’était poussiéreux, des animaux empaillés étaient posés sur des étagères. Marie frissonna légèrement, mais elle resta. Elle demanda au marchand de lui montrer les plus horribles déguisements. Il la regarda un moment, puis il lui sortit les plus horribles costumes.
Elle sentit la peur ou plutôt une sorte d’angoisse monter en elle. Tous ces costumes étaient affreux, sauf un qui était horriblement affreux. Il était très réaliste, plein de poussière, il semblait déjà avoir été utilisé. Marie déglutit ... et l’acheta.

Le jour J, Marie enfila son costume. Elle se regarda dans son miroir et remarqua qu’elle avait un air différent, elle se faisait presque peur à elle-même. Puis, elle partit. La soirée passa très vite, elle fit des farces à tous ses amis, qui eurent très peur d’elle, et lui ont promis de ne plus jamais lui faire de farces cruelles pendant le mois d’octobre. Elle était contente d’elle-même ! Après avoir couru de maison en maison, elle s’arrêta deux minutes pour reprendre son souffle, puis elle voulut recourir pour rejoindre les autres, quand tout à coup elle eut une impression d’étouffement, comme si le costume était devenu soudain trop petit, comme s’il se refermait sur elle. Mais elle n’y fit pas attention sur le moment.

Vers deux heures du matin, elle dit au revoir à ses amis pour rentrer chez elle. Quand elle entra dans sa chambre, elle se dit qu’elle avait probablement passé la plus belle soirée de toute sa vie. Elle se regarda encore dans le miroir et rit. Puis elle voulut enlever son costume. Mais, elle ne trouva plus l’ouverture. Elle se dit que c’était la fatigue qui affaiblissait ses yeux. Elle chercha encore. Mais non ! Elle était peut-être fatiguée, mais l’ouverture avait bel et bien disparu ! L’angoisse de rester dans ce costume commença à lui monter à la tête. Elle s’affolait de plus en plus. Elle courut partout dans la chambre, elle chercha par tous les moyens à l’enlever, mais rien à faire. Ce n’est qu’en essayant de couper le costume avec des ciseaux qu’elle se rendit compte qu’elle s’était coupée elle-même ! Elle ne put le croire. Mais que pouvait-elle faire ? Le costume était elle et elle, était lui. Désormais, ils ne formaient plus qu’un...

par Marta Gélin

 
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