François-Auguste Mignet
Collège international
Aix-en-Provence
 

Les auteurs grands témoins

dimanche 8 juin 2008, par la rédaction

Elie Wiezel

Charlotte Delbo

 

Primo Levi



Fernand Gadéa


















Elie Wiezel

Elie Wiesel, né à Sighet (Roumanie) le 20 septembre 1928, est un écrivain américain de langue française. Il est Prix Nobel de la paix.

Son parcours avant la déportation :

Elie Wiesel a une enfance heureuse à Sighet (Roumanie) d’abord épargnée par la guerre. Mais à 15 ans, il est déporté avec sa famille par les nazis à Auschwitz Birkenau, puis Buchenwald. Il y perdra plusieurs membres de sa famille (ses parents, sa sœur).

Son retour des camps :

Libéré par les Américains, il passe une dizaine d’années en France, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne. Il devient journaliste dans le quotidien israélien Yediot Aharonot, ce qui lui permet de parcourir le monde et de rencontrer d’importantes personnalités, des artistes, des philosophes, et des chefs d’Etats ; il se lie d’amitié avec François Mauriac (qui l’aidera à publier sa toute première œuvre, La Nuit) et Golda Meir.

À trente ans, il commence à décrire son expérience concentrationnaire, à témoigner pour les martyrs de la Shoah. Ainsi commence une longue bibliographie. Outre une quinzaine de romans, Elie Wiesel est l’auteur de deux pièces de théâtre, de nombreux essais traitant de sujets d’actualité, de judaïsme…

Devenu citoyen américain en 1963, il obtient une chaire en sciences humaines à l’université de Boston.

Il se marie à l’âge de 41 ans et est père d’un enfant.

Il fonde en 1980 le conseil de l’Holocauste américain. Décoré en 1984 en France de la Légion d’honneur, ayant reçu la Médaille du Congrès américain, il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1986. Il préside, depuis sa création en 1993, l’Académie universelle des Cultures.
En octobre 2006, le Premier ministre israélien Ehud Olmert lui a proposé le poste de Président de l’État d’Israël, en remplacement de Moshe Katsav. Elie Wiesel a refusé l’offre en expliquant qu’il n’est « qu’un écrivain ».

Sa bibliographie :
Ses œuvres ont reçu plusieurs prix littéraires.
Elie Wiesel est l’auteur de plus d’une quarantaine de livres, en français puis en anglais.

Charlotte Delbo

 

Charlotte Delbo, née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine et décédée le 1er mars 1985 à Paris, était un écrivain français.

Son parcours avant la déportation :

Charlotte Delbo est née le 10 août 1913 à Vigneux sur Seine. Elle fait partie des jeunesses communistes avant de devenir l’assistante de Louis Jouvet. Avec son mari, elle entre dans la Résistance en 1941 et fait partie du « groupe Politzer », responsable de la publication des Lettres françaises dont Jacques Decour était rédacteur en chef. Elle est arrêtée le 2 mars 1942 avec son mari, Georges Dudach. Il sera fusillé au Mont Valérien, le 23 mai 1942.

D’abord emprisonnée à la Santé, elle sera déportée à Auschwitz, par le convoi du 24 janvier 1943. Elle est l’une des 49 femmes rescapées de ce camp et portera, le reste de sa vie, le numéro 31661 tatoué sur le bras.

Elle est libérée en 1945.

Son retour des camps :

Libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, elle est rapatriée en France en passant par la Suède. Elle travaille ensuite pour l’O.N.U. puis à partir de 1960, pour le C.N.R.S devenant la collaboratrice du philosophe Henri Lefebvre, tout en menant une carrière littéraire. A son retour elle écrit, elle témoigne (Aux Editions de Minuit).

Sa bibliographie :

Charlotte Delbo, elle a embrasé la carrière d’écrivain. Voici quelques-uns de ces livres.

Essais, enquêtes, souvenirs et poèmes :

Essais, enquêtes, souvenirs et poèmes :

  • Les belles lettres, Minuit éd., 1961.
  • Le convoi du 24 janvier, Minuit éd., 1965, 1978, 1995.
  • Auschwitz et après, 3 tomes :
  • Aucun de nous ne reviendra, Gonthier éd., 1965, Minuit éd., 1970, 1979, 1995.
  • Une connaissance inutile, Minuit éd., 1970.
  • Mesure de nos jours, Minuit éd., 1971, 1994.
  • Spectres, mes compagnons, Maurice Bridel, Lausanne, 1977 ; réédition, Berg international, Paris, 1995.
  • La mémoire et les jours Paris, Berg International, 1985, réed. 1995.

Théâtre :

  • La théorie et la pratique, Anthropos, Paris, 1969.
  • La sentence, pièce en trois actes, P.-J. Oswald, 1972.
  • Qui rapportera ces paroles ?, tragédie en trois actes, P.-J. Oswald, Paris, 1974. Réédition avec Une scène jouée dans la mémoire HB, Aigues vives, 2001.
  • Maria Lusitania, pièce en trois actes, et le coup d’État, pièce en cinq actes, P.-J. Oswald, Paris, 1975.
  • La ligne de démarcation et la capitulation, P.-J. Oswald, Paris, 1977.

 

Primo Levi

Primo Levi, né le 31 juillet 1919 à Turin et mort le 11 avril 1987 à Turin, est l’un des plus célèbres survivants de la Shoah. Juif italien de naissance, chimiste de profession et de vocation, il devint écrivain afin de témoigner, transmettre et expliquer son expérience concentrationnaire dans le camp d’Auschwitz, où il fut emprisonné à la Buna au cours de l’année 1944. Son livre le plus célèbre, Si c’est un homme a été décrit comme « l’une des œuvres les plus importantes du vingtième siècle.

Son parcours avant la déportation :

En 1925, il entre à l’école primaire. Il est mal dans sa peau, mais excellent sur le plan scolaire. Son état de santé lui impose de longues périodes d’absence, durant lesquelles son instruction se fait à domicile.

Bien que l’Italie soit un pays fasciste et que ce régime promulgue des lois antisémites, il n’y a pas de véritables discriminations envers les Juifs dans les années 1930. Cependant, en 1938, le gouvernement fasciste déclare que les Juifs sont une impureté au sein du peuple italien, et promulgue en juillet de cette année des lois raciales, dont l’une a pour effet de restreindre avant d’interdire totalement aux citoyens juifs de s’inscrire dans les écoles publiques. Toutefois, les Juifs ayant déjà entamé leurs études sont autorisés à les poursuivre, ce qui est le cas de Primo Levi.
En mars 1942, tandis qu’il travaille à la mine, son père Cesare Levi meurt.
La situation évolue brutalement en septembre 1943 lorsque Mussolini est démis de ses fonctions et que son remplaçant, le maréchal Pietro Badoglio, signe l’armistice avec les Alliés.
Primo Levi et quelques camarades prennent le chemin des Alpes et rejoignent en octobre un mouvement de résistance.
Un agent des forces de l’axe au cours d’interrogatoires éprouvants à faire avouer à Primo Levi qu’il est juif. Celui-ci est donc transféré dans le camp d’internement des Juifs près de Modène, où il demeure deux mois, après laquelle période il est déporté en février 1944 à Auschwitz.
Son retour des camps :
Revenu à Corso Re Umberto, où personne ne l’attendait, Levi est méconnaissable. Si les mois suivants lui permettent de se reconstituer physiquement, de prendre contact avec des survivants et de chercher du travail à Milan, il est traumatisé par son expérience concentrationnaire, au cours de laquelle ont péri nombre de ses amis et une personne chère à son cœur. Il raconte des histoires d’Auschwitz aux passagers qu’il rencontre dans le train et écrit des poèmes, dont celui qui donnera son titre à son premier livre.
Primo Levi meurt le 11 avril 1987 dans une chute qu’il fit dans l’escalier de son immeuble. Pour certains, cette mort pourrait être un suicide camouflé.
Sa bibliographie :
Tous les livres de Primo Levi tournent autour de son expérience de déporté.

Fernand Gadéa

 

Fernand Gadéa a été déporté au camp de concentration de Buchenwald en 1943.

Il a témoigné de sa période vécue à Buchenwald.

Il n’est pas auteur et il n’a pas écrit de livre (à ma connaissance).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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