François-Auguste Mignet
Collège international
Aix-en-Provence
 

un 22 octobre, Guy Môquet ...

samedi 17 octobre 2009, par la rédaction

Guy Môquet, mains dans les pochesSe souvenir, tout simplement.
Arrêté à la gare de l’Est où il distribuait des tracts, Guy Môquet, 17 ans, est interné au camp de Chateaubriand. Il est fusillé le 22 octobre 1941 avec 26 camarades de résistance.
Il est le plus jeune des vingt-sept otages.


Avant de mourir, il a écrit une lettre d’adieu, d’amour et d’espoir.
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Un peu partout en Europe, d’autres, comme lui, ont résisté et ont eu le temps d’écrire avant de disparaître. Leur histoire et leurs lettres méritent le même souvenir.
Autres lettres fusillées

D’autres ont fait de l’écriture un combat par leurs lettres, leurs poèmes et leurs chansons.
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Lettres de résistants
Chants de résistance
Autres textes

De l’arrestation et de la mort de Guy Môquet, François Hanss a tiré un film dans lequel s’écrit la dernière lettre.
 La lettre, François Hanss la fiche Télédoc du CNDP



La lettre de Guy Môquet

Châteaubriand, le 22 octobre 1941

Ma petite maman chérie,
Mon tout petit frère adoré,
Mon petit papa aimé,

Je vais mourir !
Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c’est d’être très courageuse.
Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu
vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai
pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et René (1). Quant à mon
véritable (2), je ne peux le faire, hélas ! j’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles
pourront servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.
À toi, petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière
fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup, qu’il étudie, qu’il étudie bien
pour être plus tard un homme.
17 ans et demie (sic), ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels (3). Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me
promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Séserge, papa, en vous
embrassant de tout mon coeur d’enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy.






















 
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